Hubert d’Arbois de Jubainville, LES DIEUX CELTIQUES À FORME D'ANIMAUX, précédé de LES DRUIDES et suivi de LE MENSONGE DE CÉSAR

Hubert d’Arbois de Jubainville
LES DIEUX CELTIQUES À FORME D'ANIMAUX
précédé de
LES DRUIDES
et suivi de LE MENSONGE DE CÉSAR

COLLECTION CELTISME & DRUIDISME

Texte intégral imprimable

Mider et Êtâin échappent à leurs poursuivants sous la forme de deux cygnes ; et c’est également sous la forme d’un cygne que la déesse Fand, amoureuse de Cuchulainn, s’offre à lui (Serglige Conculainn).Badb, déesse de la guerre, se rendait visible aux guerriers sous l’apparence d’une corneille ou d’un corbeau. Dans l’Enlèvement des vaches de Regamain la même déesse prophétise les formes qu’elle prendra pour lutter contre Cuchulainn, dans La razzia des vaches de Cooley : elle sera successivement une anguille, une louve grise, une vache blanche aux oreilles rouges. Les deux porchers divins des « rois des génies » de Munster et de Connaught deviennent successivement des corbeaux, des baleines ou des phoques, des champions, des fantômes, des vers, des taureaux, en sorte que leur âme divine habite successivement sept corps différents.

Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C’est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l’Irlande, se pose Henri d’Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l’opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n’enseignaient pas « la métempsychose pythagoricienne ».
Dans la première édition de cet ouvrage (1906), l’annexe que nous avons rebaptisée Le mensonge de César, s’intitulait : César et la géographie.

Page d'accueil
Extrait
Sommaire
Prix et information
Illustration de couverture : Chaudron de Gundestrup, détail.
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / DMi