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| Les devoirs du chaman ne sont pas simples ; la lutte qu’il doit mener contre les esprits néfastes est dangereuse. Certains ont été emmenés vivants de la terre vers le ciel, ou ont été tués par des esprits, ou encore ont été terrassés à leur première rencontre par les forces qu’ils ont osé appeler. Le sorcier qui décide de poursuivre cette lutte contre les esprits mauvais n’a pas uniquement en vue les gains matériels, mais également le soulagement des souffrances de ses compagnons ; le sorcier qui a la vocation, la foi, et la conviction, et qui accomplit son devoir dans l’extase, négligeant les dangers pour sa personne, est inspiré par un idéal élevé de sacrifice. En étudiant l’initiation des chamanes et leurs cérémonies à travers les témoignages anciens et contemporains de ceux qui les ont observés chez les Paléo- (Tchouktches, Koriaks, Kamtchadales, Youkaghirs, Giliaks et Esquimaux) et Néo-sibériens (Iakoutes, Bouriates, Samoyèdes et Ostiaks), Maria Antonina Czaplicka nous entraîne au cœur de la religion chamanique : une certaine manière d’observer le monde extérieur la Nature et le monde intérieur l’âme. |
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Cette traduction est constituée d’extraits de la monographie de Maria Antonina Czaplicka (1886-1921) intitulée Aboriginal Siberia : a Study in Social Anthropology, Clarendon Press, Oxford, 1914.
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Illustration de couverture : Shaman orotchon, Sibérie orientale, 1882 Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / FTL
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