Artagnan (d’—). De artos « l’ours » ou « la pierre » et genus « né de ». Arto-genus signifie : « Né de la pierre » ou « Fils de l’ours ».

Barnum. De barnaunom < barnamnom, « le juge ».

Belloir. Du gaulois belo-, bello-, « fort », « puissant » et uiros « homme ». Se traduit : « Forthomme ».

Béroul. L’auteur du Roman de Tristan et Yseult porte un nom qui signifiait en gaulois « le cresson » (berula). Ce mot gaulois est attesté par Marcellus Empiricus (De medicamentis, XXXVI, 51).

Bérurier. Du celtique berura (gaul. berula) « le cresson ».

Brigant. Sur la base de briga, « colline, mont, forteresse », les gaulois avaient composé les termes brigant et brigantion, « éminent, élevé ». « Celui qui habite la hauteur », tel est le sens originel de Brigant. Brigantion a donné aussi le nom du fort de Brégançon (Var). Le Brégançon est la demeure des Brigant.

Bruguière. De uroica : « la bruyère ».

Cavanna. Gaulois cavannos : « la chouette ».

Chavanne. Avec ou sans particule, désigne un oiseau de proie qui vit la nuit. Du gaulois cavannos : « la chouette ».

Dauleux. Du gaulois dolu- : « la feuille ».

Dervy. De druid- « le druide ».

Diridollou. De deruo-, « le chêne » et dolu-, « la feuille ». « La feuille de chêne. »

Dunant. Nom gaulois de formation tardive. C’est la survivance dans les dialectes jurassien, savoyard et valaisan du gaulois nantu- « la vallée », « la rivière », sous la forme nant « même sens » qui l’explique. Du nant signifie : « de la vallée » « de la rivière ».
Duneton. Le nom de Duneton, du français dialectal dun « colline » > dunet, petite « colline » est né du gaulois dunon, le « mont », hauteur puis « citadelle », « enceinte fortifiée ».
Gillard. Gaulois gilaros : « serpolet ».
Lindon. Gaulois lindon : « la marre », « l’étang ».
Orgetorix. « Le roi des tueurs ».
Pinay. De penno- « la tête », « l’extrémité », « le bout » et etu « la prairie », c’est à dire : « la prairie du bout ».
Pompidou. Le mot pempedula, la quintefeuille, est rapporté par Dioscoride (IV, 42). Il désigne la potentille rampante. De pempe « cinq » et dula « la feuille ».
Seguin. De sego- « victoire ». Nom bien connu de l’onomastique celtique Segonius, que l’on traduit par « Victor ». Seguin, Segouin signifient : « Victorieux ».
Vercingétorix. Composé de Uer(o)-, de cingeto-, et de rix, ce nom de guerre signifie : « roi suprême des guerriers ».
Voulzie. Avant de devenir un patronyme, Voulzie est un nom de rivière, issu du gaulois *uo-ceton : « le sous-bois ». C’est « la rivière du sous-bois ». Hégésippe Moreau (1810-1838) a consacré une élégie à la Voulzie (Seine-et-Marne) dans son recueil Le myosotis.
S’il est un nom bien doux fait pour la poésie,
Oh ! dites, n’est-ce pas le nom de la Voulzie ?
La Voulzie, est-ce un fleuve aux grandes îles ? Non ;
Mais, avec un murmure aussi doux que son nom,
Un tout petit ruisseau coulant visible à peine ;
Un géant altéré le boirait d'une haleine ;
Le nain vert Obéron, jouant au bord des flots,
Sauterait par-dessus sans mouiller ses grelots.
Les noms de lieux Vougey (Haute-Savoie), Vouxey (Vosges) et Vouzy (Marne) sont aussi composés sur la base de ce même *uo-ceton.
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