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« Il ne faut pas oublier, à propos du gui, l’admiration que les Gaulois ont pour cette plante. Aux yeux des druides (c’est ainsi qu’ils appellent leurs mages), rien n’est plus sacré que le gui et l’arbre qui le porte, si toutefois c’est un rouvre. »
Pline, H. N., XVI, XCV.
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« Le rouvre est déjà par lui-même l’arbre dont ils font les bois sacrés ; ils n’accomplissent aucune cérémonie religieuse sans le feuillage de cet arbre, à tel point qu’on peut supposer au nom du druide une étymologie grecque (drus, chêne). »
Pline, H. N., XVI, XCV.
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« Tout gui venant sur le rouvre est regardé comme envoyé du ciel ; ils pensent que c’est un signe de l’élection que le dieu même a faite de l’arbre. Le gui sur le rouvre est extrêmement rare, et quand on en trouve, on le cueille avec un très grand appareil religieux. »
Pline, H. N., XVI, XCV.
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Photos © Patricia
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La rencontre de ce rouvre couvert de gui a eu lieu le 13 juillet 2006. Étaient présents : Gwenc’hlan et Bernadette Le Scouëzec, Philippe et Patricia Camby, Daniel Tomich.
Des taureaux blancs paissaient le champ en face.
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Photo © Joëlle
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Sur un arbre touffu,
Se cache un rameau d’or, baguette souple couverte de feuilles ;
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Le gui étale un feuillage jeune et vert, qui n’est pas né de l’arbre où il pousse,
Et entoure de ses pousses safranées les troncs arrondis des arbres,
Tel était l’aspect de la frondaison d’or sur le rouvre sombre,
Ainsi le rameau d’or crépitait dans la brise légère.
Il n’est donné à personne de descendre dans les secrets de la terre
Avant d’avoir cueilli sur l’arbre la pousse à la chevelure d’or.
Énéide, Chant VI, 140-141.
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Photos © Patricia
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