Parmi les questions que nous posent les internautes,
nous publions ici les plus significatives.
(Les prénoms ont été changés, bien sûr.)
ANDRÉ – Les Plantes
Question : Je suis passionné de nature, je désire devenir cueilleur de plantes médicinales et aromatiques et serais intéressé de prendre part à vos cours.
Réponse : L'Ecole druidique d'Helvétie est une école initiatique à l'intérieur de laquelle vous pourriez être déçu si vous n'y veniez que pour un enseignement technique sur les plantes médicinales. Nous en connaissons, certes, quelques usages, mais le sujet reste à la fois marginal et central dans l'enseignement.
Marginal, car nous n'enseignons pas la cueillette.
Central, car nous travaillons à établir une relation avec la nature qui rend sensible à certaines vertus et propriétés des arbres et des arbustes, des pierres et de l'eau. C'est cette culture qui a permis au Dr Bach, druide du pays de Galles, d'établir ses élixirs. En fait, nous considérons que le travail avec les plantes est très personnel. Ceci précisé, c'est avec plaisir que je vous rencontrerais pour parler de votre vocation, et de votre éventuelle inscription.
GISÈLE – Secte
Question : Qu'est-ce qu'une secte ?
Réponse : Une secte est un mouvement, philosophique ou religieux, qui exige une foi et qui impose, dans le quotidien, des conduites et des comportements stéréotypés et obligatoires à ses membres.
L’adhèrent d’une secte devra s’interdire, sous peine d’exclusion, tel ou tel comportement réputé déviant par les fondateurs de la secte ou les gardiens de la foi : l’interdiction de la transfusion sanguine chez les témoins de Jéhova ou l’interdiction du divorce chez les catholiques sont des obligations de nature sectaire.
Dans le druidisme, la liberté des adhérents reste entière.
JERÔME – Contenu des cours
Question : J'ai trouvé votre site après une recherche sur Google et suite à une information publiée dans les médias et transmise par des amis.
Je m'intéresse de longue date à la philosophie druidique mais n'en ai actuellement qu'une connaissance superficielle, suite à quelques lectures et pèlerinages sur des sites helvètes et bretons. Je crois être personnellement lié à cette tradition de par mes origines et une certaine sensibilité. Toutefois, le contenu de vos cours me semble encore obscur pour l'instant. Pouvez-vous m'informer plus précisément et éventuellement me donner la référence d'un ouvrage qui donne une approche générale de ce savoir ?
Réponse : Le contenu des cours restera toujours obscur, sauf à y participer ! On y développe une ouverture au monde subtil. Est-ce que cela vous éclaire ? Pas nécessairement.
Si je vous dis – ce qu'aucun élève ne démentira – qu'on y apprend à voir avec les mains, est-ce que cela vous paraîtra plus clair ? Certainement pas. Si la tradition se trouve aussi dans les livres, on peut les lire vingt fois sans y rien comprendre faute d'avoir pratiqué !
Il n'existe pas, à ma connaissance, un livre qui puisse donner une idée de ce que représente l'enseignement. Mais vous pouvez toujours piocher dans la bibliographie du site pour commencer à vous documenter. Le voile d'Isis, Sous le chêne des druides, Les dicts du druide Cadoc et Les triades des druides peuvent constituer une bonne approche.
NATHALIE – L'appel, le niveau de connaissance
Question : Je vous adresse ce petit mail pour en savoir un peu plus. Je ne suis pas quelqu'un de très rationnel et je me laisse volontiers guider par mon côté instinctif... Il me semble qu'il y a là quelque chose pour moi.
Réponse : C'est la voie qui appelle. Il faut l'écouter.
Question : Merci de nous faire un petit signe pour nous dire quel niveau de connaissance est nécessaire pour commencer une formation avec vous, et nous “guider” dans la bibliographie proposée...
Réponse : Aucun niveau de qualification n'est requis. La vraie condition est d'éprouver un frémissement de joie à l'idée de découvrir, de connaître et de participer à la sagesse que pratiquaient nos ancêtres et à l'univers magique dans lequel ils vivaient.
Pour les lectures aussi, il est bon de se laisser guider par les titres de la bibliographie qui vous inspirent ou vous tentent.
SYLVAIN – Le mariage druidique
Question : Je cherche à me renseigner sur le mariage dans le druidisme. Quelles sont les valeurs liées à l’union entre un homme et une femme dans le druidisme ? Y a-t-il des prêtres druides en Suisse. Est-ce que la pratique de se marier avec un druide existe.
Nous somme un jeune couple et allons nous marier prochainement. Nos valeurs sont essentiellement liées à la nature. Nous recherchons à symboliser notre union au travers des valeurs qui nous tiennent à coeur. Pouvez-vous nous renseigner sur ce sujet ?
Réponse : Dans un souci profond du respect de la liberté de chaque être, nous ne nous croyons pas avoir le droit d'intervenir par une bénédiction dans l'accord de deux êtres qui décident de vivre ensemble. Des êtres libres ne peuvent pas s'engager pour une vie entière. Il s'agit d'honnêteté.
Les mariages, de notre point de vue, ne peuvent se réaliser autrement que par bail (3, 6, 9 ans). Une bénédiction est-elle nécessaire quand vous décidez de louer un appartement ? Non.
Ceci étant exposé, une cérémonie de mariage celtique existe. Elle consiste principalement en la constatation par la communauté de l'accord que vous avez décidé de prendre, et l'invocation des dieux de la chance. D'où l'impossibilité de réaliser une cérémonie « sur commande » pour des inconnus. Il faut faire partie de cette communauté.
BERNARD – Curiosité

Question : Je suis un collègue X qui m'a parlé de vous. J'ai beaucoup lu à propos du chamanisme et tout particulièrement de celui qui se pratique en Amérique latine. En discutant avec X, je dois avouer ressentir beaucoup de curiosité face à vos pratiques. Je suis chrétien, mais je m'intéresse à toute forme de croyances. Je suis persuadé pouvoir ressentir les champs magnétiques avec mes mains, je l'ai déjà expérimenté avec des arbres. Par contre, je peine lorsqu'il s'agit de voir les champs magnétiques avec mes yeux.

Si j'ai découvert que j'en suis capable, je ne sais toujours pas l'utiliser à bon escient. Quelle utilité cela a-t-il ? Comment puis-je approfondir certaines connaissances ?

A vrai dire, je souhaite mieux comprendre ce que représente ces pratiques, mais je n'ai pas forcément le temps de venir à vos initiations, ni d'ailleurs forcément envie de faire partie d'un cercle druidique. Je me suis déjà beaucoup engagé dans ma vie, suffisamment pour ne pas avoir suffisamment de temps à disposition.

Que me conseillez-vous ?

Réponse : Je n'ai rien à vous conseiller, et je m'en défends bien. L'initiation demande du temps, et rien de ce qui se fait contre le temps ne dure. Si vous n'en n'avez pas, temps-pis !

Question : Très bien. Est-ce possible de venir de temps en temps?

Réponse : Il n'est pas possible d'accomplir une formation initiatique en dilettante. Chaque enseignement apporte un éclairage nouveau à l'édifice intérieur et c'est dans l'accumulation des expériences et de leur éclairage que se construit peu à peu une vision de plus en plus précise et pertinente du réel. S'occuper de loin en loin d'un sujet, sans s'y engager, et sans croire que l'engagement dans une voie doit être régulier pour porter ses fruits, c'est renoncer par avance à connaître et à comprendre. Pour satisfaire une curiosité sur le sujet, les livres suffisent. Ils apportent des informations. L'initiation, qui n'est pas descriptible, leur échappera toujours.

DENIS – Qui sont les Illuminati ?

Réponse : Je ne puis mieux faire que vous transcrire la réponse que fit Joseph de Maistre à l’interlocuteur qui le pressait de la même question : 

« Puisque vous m’interpellez formellement de vous dire ce que c’est qu’un illuminé, peu d’hommes peut-être sont plus que moi en état de vous satisfaire.
« En premier lieu, je ne dis pas que tout illuminé soit franc-maçon : je dis seulement que tous ceux que j’ai connus, en France surtout, l’étaient. Leur dogme fondamental est que le christianisme, tel que nous le connaissons aujourd’hui, n’est qu’une véritable loge-bleue faite pour le vulgaire ; mais qu’il dépend de l’homme de désir de s’élever de grade en grade jusqu’aux connaissances sublimes, telles que les possédaient les premiers chrétiens qui étaient de véritables initiés. C’est ce que certains Allemands ont appelé le christianisme transcendantal. Cette doctrine est un mélange de platonisme, d’origénianisme et de philosophie hermétique, sur une base chrétienne.
« Les connaissances surnaturelles sont le grand but de leurs travaux et de leurs espérances ; ils ne doutent point qu’il ne soit possible à l’homme de se mettre en communication avec le monde spirituel, d’avoir un commerce avec les esprits et de découvrir ainsi les plus rares mystères.
« Leur coutume invariable est de donner des noms extraordinaires aux choses les plus connues sous des noms consacrés : ainsi, un homme pour eux est un mineur, et sa naissance, émancipation. Le péché originel s’appelle le crime primitif ; les actes de la puissance divine ou de ses agents dans l’univers s’appellent des bénédictions, et les peines infligées aux coupables, des pâtiments. Souvent, je les ai tenus moi-même en pâtiment lorsqu’il m’arrivait de leur soutenir que tout ce qu’ils disaient de vrai n’était que le catéchisme couvert de mots étranges.
« J’ai eu l’occasion de me convaincre, il y a plus de trente ans, dans une grande ville de France, qu’une certaine classe de ces illuminés avait des grades supérieurs inconnus aux initiés admis à leurs assemblées ordinaires ; qu’ils avaient même un culte et des prêtres qu’ils nommaient du nom hébreu cohen.
« Ce n’est pas au reste qu’il ne puisse y avoir et qu’il n’y ait réellement dans leurs ouvrages des choses vraies, raisonnables et touchantes, mais qui sont trop rachetées par ce qu’ils y ont mêlé de faux et de dangereux, surtout à cause de leur aversion pour toute autorité et hiérarchie sacerdotale. Ce caractère est général parmi eux ; jamais je n’y ai rencontré d’exception parfaite parmi les nombreux adeptes que j’ai connus.
« Le plus instruit, le plus sage et le plus élégant des théosophes modernes, Saint-Martin, dont les ouvrages furent le code des hommes dont je parle, participait cependant à ce caractère général. » (Soirées de Saint-Pétersbourg.)